Reconnaissance des procédés de traduction sous-phrastiques : des ressources aux validations

Thèse de Yuming ZHAI, sous la direction d'Anne Vilnat et Gabriel Illouz. Soutenance le 19/12/2019 à 14:00 au LIMSI.

 Le jury sera composé de:

  • Amalia Todirascu (Rapporteure) - Université de Strasbourg (LiLPa)
  • Mathieu Lafourcade (Rapporteur) - Université de Montpellier (LIRMM)
  • Emmanuelle Esperança-Rodier (Examinatrice) - Université Grenoble Alpes (LIG)
  • Alexandre Allauzen (Examinateur) - École supérieure de physique et de chimie industrielles
  • Philippe Langlais (Examinateur) - Université de Montréal (RALI)
  • Anne Vilnat (Directrice de thèse) - Université Paris-Sud (LIMSI)
  • Gabriel Illouz (Co-encadrant de thèse) - Université Paris-Sud (LIMSI)

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Résumé

Les procédés de traduction constituent un sujet important pour les traductologues et les linguistes. Face à un certain mot ou segment difficile à traduire, les traducteurs humains doivent appliquer les solutions particulières au lieu de la traduction littérale, telles que l'équivalence idiomatique, la généralisation, la particularisation, la modulation syntaxique ou sémantique, etc. En revanche, ce sujet a reçu peu d'attention dans le domaine du Traitement Automatique des Langues (TAL). Notre problématique de recherche se décline en deux questions : est-il possible de reconnaître automatiquement les procédés de traduction ? Certaines tâches en TAL peuvent-elles bénéficier de la reconnaissance des procédés de traduction ? Notre hypothèse de travail est qu'il est possible de reconnaître automatiquement les différents procédés de traduction (par exemple littéral versus non littéral). Pour vérifier notre hypothèse, nous avons annoté un corpus parallèle anglais-français en procédés de traduction, tout en établissant un guide d'annotation. Notre typologie de procédés est proposée en nous appuyant sur des typologies précédentes, et est adaptée à notre corpus. L'accord inter-annotateur (0,67) est significatif mais dépasse peu le seuil d'un accord fort (0,61), ce qui reflète la difficulté de la tâche d'annotation. En nous fondant sur des exemples annotés, nous avons ensuite travaillé sur la classification automatique des procédés de traduction. Même si le jeu de données est limité, les résultats expérimentaux valident notre hypothèse de travail concernant la possibilité de reconnaître les différents procédés de traduction. Nous avons aussi montré que l'ajout des traits sensibles au contexte est pertinent pour améliorer la classification automatique. En vue de tester la généricité de notre typologie de procédés de traduction et du guide d'annotation, nos études sur l'annotation manuelle ont été étendues au couple de langues anglais-chinois. Ce couple de langues partagent beaucoup moins de points communs par rapport au couple anglais-français au niveau linguistique et culturel. Le guide d'annotation a été adapté et enrichi. La typologie de procédés de traduction reste identique à celle utilisée pour le couple anglais-français, ce qui justifie d'étudier le transfert des expériences menées pour le couple anglais-français au couple anglais-chinois. Dans le but de valider l'intérêt de ces études, nous avons conçu un outil d'aide à la compréhension écrite pour les apprenants de français langue étrangère. Une expérience sur la compréhension écrite avec des étudiants chinois confirme notre hypothèse de travail et permet de modéliser l'outil. D'autres perspectives de recherche incluent l'aide à la construction de ressource de paraphrases, l'évaluation de l'alignement automatique de mots et l'évaluation de la qualité de la traduction automatique.

 

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