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Modèle de négociation collaborative basé sur la relation interpersonnelle de dominance

Thèse de Lydia Ould Ouali, sou sla direction de Nicolas SABOURET équipe CPU, soutenue le 12 novembre 2018 au LIMSI

Jury

Catherine Pelachaud, DR CNRS, (ISIR) - Rapporteur
Alexandre Pauchet, HDR, INSA de Rouen, (LITIS) -  Rapporteur
Sophie Rosset, Directeur de recherche CNRS, (LIMSI) - Examinateur
Sylvie Pesty, Professeur, Université Grenoble Alpes (LIG) - Examinateur
Candece Sidner, Professeur, Worcester Polytechnic Institute (CS) --Invité
Nicolas Sabouret, Professeur, Université Paris-Sud (LIMSI) - Directeur de thèse

Résumé

Les travaux de recherche en informatique affective s'intéressent à comprendre et à améliorer les interactions entre les agents artificiels et les humains. L'une des questions soulevées par ces travaux concerne l'impact des relations interpersonnelles sur les stratégies de communication.
Dans nos travaux, nous nous intéressons au cas des situations collaboratives dans lesquelles les interlocuteurs (agents et humains) partagent des buts communs. Dans ce contexte, les individus sont souvent amenés à négocier pour prendre en compte les préférences de chaque participant et, ainsi, mieux collaborer.
L'objectif cette thèse est d'étudier l'impact de la relation interpersonnelle de dominance sur les stratégies de négociation collaborative entre un agent et un humain.
Nous avons tout d'abord collecté, annoté et analysé des interactions entre humains afin d'identifier les comportements liés à la dominance.
Nous avons étudié les travaux en psychologie sociale autour du concept de dominance. Cela nous a permis d'identifier les différentes dimensions de la dominance et de les relier aux comportements liés à la manifestation de la dominance dans une négociation que nous avions préalablement identifiés. Nous avons alors proposé trois principes de la dominance qui influencent les stratégies de négociation collaborative.
Nous avons proposé un modèle informatique de négociation collaborative multicritère basé sur ces trois principes. En fonction de sa position dans le spectre de dominance, l'agent est capable d'exprimer une stratégie de négociation spécifique.
Nous avons doté l'agent d'un modèle de théorie de l'esprit qui lui permet de raisonner sur les comportements de son interlocuteur afin de prédire sa position dans le spectre de dominance. L'agent peut alors adapter sa stratégie de négociation de manière à exprimer des comportements de dominance complémentaires, censés (d'après la littérature) améliorer la qualité de la négociation.
Nos résultats expérimentaux ont montré que les comportements de dominance exprimés par notre agent sont correctement perçus. Le modèle de la théorie de l'esprit est capable de faire de bonnes prédictions avec seulement une représentation partielle de l'état mental de l'interlocuteur. Enfin, la simulation de la relation interpersonnelle de dominance a un impact positif sur la négociation: les négociateurs atteignent de bons taux de gains communs ; la relation de dominance complémentaire augmente le sentiment d'appréciation entre les négociateurs et la négociation est perçue comme plus agréable.

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